L’ennui chez les enfants

Beaucoup d’adultes, proposent tout un tas d’activités aux enfants afin de remplir leurs journées. Que craignent-ils ? 
Que les enfants s’ennuient ? Qu’ils deviennent passifs, voire paresseux et inactifs ?
Mais l’ennui existe-t-il réellement dans la tête des jeunes enfants ?

Mal à l’aise face à un enfant qui paraît s’ennuyer, l’adulte peut être tenté d’occuper l’enfant. Et pourtant, l’enfant était plongé la tête la première dans son inépuisable imagination.... Ainsi, son monde imaginaire éclate comme une bulle de savon. En l’interpellant, l’adulte l’a  propulsé dans la réalité.

Qu’est ce que l’ennui pour les adultes ?
L’ennui est un sentiment dévalorisé dans notre société. Il est relié à une sensation de malaise, une forme de lassitude, de fainéantise, d’abattement, de paresse, etc... Certains pourront même y voir le symptôme de la mélancolie ou de la dépression. 
Et, effectivement, l’ennui est à l’opposé de tout ce qui est valorisé : le dynamisme, la vitalité, l’activité physique, la productivité, etc...
C’est pourquoi les adultes redoutent que l’enfant ne « fasse rien ».
Certains sont convaincus qu’un enfant qui ne « fait rien » risque de s’ennuyer. Mais en fait, l’adulte vient projeter sa propre angoisse du vide, son propre ressenti sur l’enfant. 
D’autres estiment qu’un enfant qui « s’ennuie » risquera davantage de mordre, taper ou griffer les autres enfants. 

L’importance de l’imaginaire
En réalité, encourager un enfant à « ne rien faire »  va permettre à ce dernier de se plonger dans un monde imaginaire, d’entreprendre un voyage intérieur. 
Et ceci va participer au développement de son épanouissement,  de sa créativité, de sa mémoire, de son observation, de son imagination mais aussi de son autonomie psychique. 
De plus, cela va permettre à l’enfant de renforcer sa concentration. En effet, la concentration d’un être humain a besoin des temps de pause pour éviter le surmenage et fonctionner au mieux de ses capacités. 
Pour finir, notons qu’un enfant ne fait jamais « rien » et que celui qui est physiquement inactif a de grandes chances d’être psychiquement actif. 
Il est important de se rappeler que le cerveau du jeune enfant est programmé pour apprendre, découvrir et explorer les moindres détails de son environnement.
L’ennui n’y a pas donc sa place. Comment un tout-petit pourrait-il se lasser d’un monde qu’il est en train de découvrir ?

L’ennui n’existe pas
En nous penchant sur la question de  l’ennui, nous réalisons que l’ennui... n’existe pas. Ou du moins, pas dans la nature.
L’ennui naîtrait précisément du décalage entre l’homme et son environnement : plus les conditions de vie s’éloignent des conditions naturelles de l’être humain, plus celui-ci est susceptible de s’ennuyer. L’ennui est, au final, un luxe des sociétés sédentaires et urbanisées pour qui la nourriture et la sécurité sont assurées.

Pour conclure, nous pouvons dire que l’ennui n’existant que dans la tête de l’adulte, évitons de contaminer les enfants avec notre propre appréhension de l’inactivité.
Et il est important, pour nous aussi, de lever le pied et de « ne rien faire », de temps en temps !

Source : Un jeune enfant peut-il s’ennuyer ?  
June 24th, 2020 Sophie Denoyer
Psychologie en ligne - Enfant

L éducation des enfants au sein du couple

Tous les couples de parents partagent en général un objectif : celui de bien élever leur enfant. Cependant, beaucoup se disputent sur les méthodes pour y parvenir ! 
Nous pouvons éduquer nos enfants sans être d'accord sur tout, il faut cependant s'accorder sur les valeurs que nous voulons leur donner, estime Nicole Prieur, psychothérapeute. 

Il existe autant de méthodes éducatives qu'il en existe de parents. Ainsi, ceci est une source de conflits inévitables.
D'après Nicole Prieur, les deux membres du couple ne vont pas avoir le même système de valeurs éducatives. En effet, quand ils deviennent parents, ils ont chacun leur idée de ce que doit être un père, une mère, un enfant... Ceci est forgé à partir de leurs proprse expériences.
Chacun doit donc s'adapter à la conception de l'éducation de son conjoint, mais aussi, à son enfant.  Il s'agit de cocréer un modèle éducatif propre au couple.

En cas de désaccord, nous avons tendance à penser que l'autre a tord. Selon Nicole Prieur, il faudrait plutôt tenter de comprendre la position de l'autre et pouvoir en discuter, sans juger. Il est important de comprendre que notre enfant n'est pas notre prolongement. 
Chaque parent peut aider l'autre à grandir, à solder ses comptes avec sa famille d'origine.
Chaque parent peut se demander pourquoi l'attitude de l'autre le gêne-t-elle à ce point 
Le fait d'en discuter va aider à dépasser quelque chose qui a dû se coincer en eux.
Devenir parent, c'est aussi se préoccuper de ce qui va nous faire du bien à nous, en tant qu'enfant de nos parents.

Le couple parental se doit de clarifier ensemble, un projet éducatif. Un travail important pour le couple est de se mettre d'accord sur ce qu'il veut faire de son enfant. Quel être humain a t-il envie de forger ? Et cela nécessite de commencer par s'interroger soi-même.
Etre parent est un métier de tous les jours qui relève du cheminement, du tâtonnement.

Il est important que le couple de parents se partage les domaines d'autorité. Et ceci, sans demander à l'autre de se comporter tel que l'on ferait. Il faut apprendre à lâcher du lest. Nous ne pouvons pas exiger que l'autre change si nous ne lâchons rien de notre côté. 
Etre parent est avant tout une négociation permanente. L'enfant a besoin de voir que chaque parent lui apporte des choses différentes.

Ne pas être tout à fait d'accord n'est pas grave. Il faut toutefois ne pas entrer en conflit devant les enfants. En effet, les disputes les perturbent, les angoissent, les font culpabiliser. De plus, ils peuvent profiter de ces oppositions et prendre une position de pouvoir. Ils sauront très bien à qui demander telle ou telle chose et cela détruira l'autorité de l'autre parent. 
Le couple parental doit faire front commun devant les enfants mais il doit aussi leur montrer qu'il peut y avoir des désaccords. Il faut leur apprendre qu'il peut y avoir des différences, mais que, quoiqu'il arrive, la position de l'autre est respectée. 


Source : S'entendre sur l'éducation des enfants 
 
July 10th, 2019 Sophie Denoyer
Psychologie en ligne - Enfant

Verbaliser ses émotions

La gestion des émotions s'effectue tout d'abord par la mise en mots de ses ressentis, par l'expression de nos perceptions. Le support de la parole permet de mettre à distance certaines émotions trop envahissantes et de conscientiser des émotions restées à l'état brut (parfois depuis l'enfance)...
 
Nous ressentons des émotions tout au long de la journée. Il s'avère que la plupart échappent à notre conscience, nous traversent puis sont remplacées par d'autres. La parole est un moyen de « donner corps » à ses émotions, de s'en imprégner.
 
Nous pouvons difficilement à la fois vivre une émotion et dans le même temps en comprendre la portée, mesurer la résonnance intérieure qu'elle peut génèrer en nous. C'est pourquoi un cadre spécifique est nécessaire à la verbalisation de l'émotion. En effet, se concentrer sur une émotion nécessite calme, apaisement et temps disponible. 
 
Mettre en mot ses émotions répond au principe de « libre association ». Il s'agit de laisser aller les images qui viennent à l'esprit en lien avec l'émotion. Ce processus d'écoute (de soi) et de verbalisation permet alors de remonter le fil de l'émotion, d'en écouter ses origines potentielles (qui peuvent être multiples). 

Source : Vebaliser ses émotions 

July 10th, 2019 Sophie Denoyer
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Les malentendus

Pourquoi est-il si difficile de se faire entendre et d'écouter l'autre ?

C'est parce que le malentendu est au coeur même de la communication : nos projections, nos attentes, nos émotions influencent nos discussions.

Pour échanger correctement, il nous faudrait pouvoir transmettre à l'autre, quand nous nous adressons à lui, ce que nous vivons émotionnellement et physiquement. Puis il faudrait que l'autre puisse à son tour ressentir à l'identique cette sensation. Or, ceci est impossible. 
Pour les psychanalystes et les psychologues, le malentendu est la norme des échanges. 

Selon l'historien des idées Marc Angenot, auteur de Dialogues de sourds (Mille et une nuits 2008), à travers nos échanges, nous cherchons moins à dialoguer, à informer ou à nous entendre mutuellement qu'à avoir le dernier mot. 
En 1830, le philosophe Arthur Schopenhauer rédigeait déjà un petit traité intitulé L'Art d'avoir toujours raison : trente-huit stratagèmes pour terrasser l'adversaire même en ayant tort (Ed. Circé - Poche, 2006). Ainsi, nos discussions ont régulièrement le but de renforcer nos convictions de départ. 
Débattre serait une façon de dire : « J'existe ! » C'est pourquoi nos conversations prennent souvent la forme de monologues à deux.

Le langage est une tentative de combler la distance qui nous sépare d'autrui. Mais jamais nous ne rencontrons « l'être » de l'autre. Pire : il y a presque toujours erreur sur la personne. 
En effet, la psychanalyse nous apprend que la plupart de nos demandes d'attention, d'amour, ou nos colères s'adressent réellement à des individus qui, inconsciemment, nous rappellent nos premiers « autres » : nos parents.
Freud a découvert un mécanisme psychique de nature à favoriser les malentendus et à parasiter la communication : la projection. 

Pour écouter et échanger, il est nécessaire d'être à la fois capable de dire « je » et d'accorder une place à un « tu ». Des parents qui prescrivent à leur enfant ce qu'il doit éprouver et penser, et nient son ressenti réel, risquent d'en faire un handicapé de la communication. C'est la même chose pour un père ou une mère incapable d'exprimer ses envies et ses désirs. 

Quel est donc le secret des bons communicants ? 
Entre la peur du silence et la menace du malentendu, comment s'en sortir
Grâce à une meilleure connaissance de soi.
Il est important de cesser de nous prendre pour celui que nous ne sommes pas. 
Généralement, une assez bonne image de soi, pas grand-chose à prouver et peu de pulsions agressives font d'un individu un bon écoutant. 

Source : Pourquoi tant de malentendus ?  

June 12th, 2019 Sophie Denoyer
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S ennuyer pour trouver le bonheur

L'ennui serait un outil essentiel pour trouver le bonheur.

Entretien avec la psychothérapeute Odile Chabrillac, auteure de : Petit éloge de l'ennui (Jouvence).

Vous défendez l'ennui avec ferveur. C'est pourtant un sentiment assez désagréable. En quoi est-il primordial selon vous ?
Odile Chabrillac : la frénésie de nos vies nous empêche d'accéder au bonheur. Nous ne nous laissons pas d'espace pour le questionnement. Or, le questionnement existentiel permet de trouver notre route pour être heureux. L'ennui génère un espace pour ce questionnement. 

N'est-ce pas ce que nous faisons lorsque nous paressons, qui est au contraire un moment plutôt agréable ?
Odile Chabrillac : non, l'ennui n'est ni de la paresse ni de l'oisiveté. 
L'ennui est un espace de non-faire, voire de non-être. Il s'agit d'une rupture dans notre manière d'être qui nous déstabilise. C'est cet espace perçu comme pénible, terne, qui crée le malaise. Mais nous pouvons apprivoiser l'ennui.

Qu'entendez-vous par « apprivoiser l'ennui » ?
Odile Chabrillac : L'ennui est un souci tant qu'on y résiste. Dès lors qu'on l'ennui nous envahir, cela devient du lâcher-prise. C'est la différence entre le vide vide (dénué de sens) et le vide plein : une vacuité, un accroc dans le temps auquel on donne du sens. 
Par exemple, un enfant qui s'ennuie est un moment riche au cours duquel il développe son imagination et sa créativité. 

Comment faire pour apprivoiser l'ennui ?
Odile Chabrillac
Vous pouvez par exemple vous asseoir dans un fauteuil et regarder les aiguilles de votre montre tourner pendant cinq minutes. Le but est de se confronter au temps. Et de prendre conscience de son élasticité. Ensuite, il s'agit de s'interroger sur l'angoisse que cela suscite en nous. 
Vous pouvez aussi vous passer de votre téléphone pendant une journée. En fait, nos portables deviennent des objets transitionnels que nous manipulons pour combler les temps morts de nos journées.
Apprenez à appréciez la vacuité du temps, et laissez vagabonder votre esprit !

SourceEntretien avec Odile Chabrillac


April 24th, 2019 Sophie Denoyer
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S ennuyer est bon pour l esprit

S'ennuyer serait bon pour l'esprit : ce serait ce qu'indique les résultats d'une étude menée par des scientifiques et publiés dans le magazine Academy of Management Discoveries

L'ennui stimulerait à la fois notre productivité et notre créativité.

Déroulement de l'étude
Les scientifiques ont formés 2 groupes. 
Des tâches stériles et ennuyeuses ont été assignées à un premier groupe tandis que le deuxième groupe s'est vu confier une activité plus stimulante. Par la suite, les deux groupes ont été soumis à des tests consistant à répondre à une série de questions.
Il s'est alors avéré que le premier groupe répondait de manière plus qualitative que le deuxième groupe tant en termes d'innovations que de variétés d'idées.

Explications des résultats
Selon Sandi Mann, maître de conférences spécialisée en psychologie à l'Université de Central Lancashire au Royaume-Uni, nous recherchons des stimulations pour nos neurones et c'est lorsque ce besoin ne trouve pas de satisfaction que l'ennui va arriver.
Ainsi, pour sortir de l'ennui, notre esprit créera de lui-même le stimulus qui lui manque.
Sandi Mann rajoute que lorsque notre esprit est en vagabondage, en plus de s'adonner à la créativité spontanée, il va se mettret à trouver naturellement les solutions qui s'imposent à nos problèmes du moment.


Les limites de l'ennui comme facteur de stimulation
Notre monde moderne tend de plus en plus à diminuer ces moments qui nous font véritablement tomber dans l'ennui : écrans, stress, effervescence de la vie au quotidien, etc...
Or, pour qu'il devienne un facteur de créativité et de productivité, l'ennui doit s'installer sur une période plus ou moins longue.
Ainsi, la solution pourrait consister à se couper des stimuli du quotidien en prenant vraiment le temps de se ressourcer.

Source : S ennuyer est bon pour l esprit  

April 24th, 2019 Sophie Denoyer
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Développement des fonctions cognitives chez l enfant

Faisons le point sur le développement cognitif du jeune enfant avec Josette Serres, docteure en psychologie du développement.

La conception du développement de l'intelligence de l'enfant développée par Jean Piaget était linéaire. Des stades bien précis conditionnaient chaque progrès. 
Les dernières découvertes en neurosciences remettent aujourd'hui en cause ce modèle. Le développement intellectuel ne serait pas linéaire. Dans toute évolution il y a des progrès mais aussi des stagnations et des régressions. Ainsi, pour pouvoir progresser, le bébé doit parfois faire marche arrière, perdre certaines notions au profit d'autres. 

La cognition indissociable du moteur
L'intelligence progresse chez l'enfant grâce aux activités motrices. La motricité globale lui permet de bien connaître les compétences de son corps et ainsi mieux comprendre l'environnement dans lequel il évolue. 
Le développement cognitif progresse grâce au moteur et, parallèlement, l'acquisition d'une fonction motrice, comme la marche par exemple, dépend aussi de la maturation du système nerveux central. Les deux fonctions sont interconnectées mais aussi dépendantes de la dimension affective. Le tout-petit développe son intelligence en exprimant ses émotions et en les comprenant. 

Des capacités précoces
Comparé aux autres mammifères, le bébé naît très prématuré. Son cerveau est encore immature, beaucoup moins câblé que celui des animaux ce qui fait que des milliers de connexions vont pouvoir se créer en dehors de l'utérus et ce, tout au long de l'enfance.
Dès la naissance, des zones sont prêtent à être utilisées et définies pour recevoir un certain type de stimulations. Le bébé reçoit des milliers d'informations et son cerveau les traite à une vitesse phénoménale. Le cerveau du bébé, c'est 2 millions de connexions par minute entre 0 et 2 ans.


L'enfant teste le monde pour le comprendre
Le cerveau du jeune enfant est capable de faire des statistiques pour acquérir des connaissances en un temps record. En fonction des événements qu'il rencontre, il va émettre des prédictions sur l'avenir. Son cerveau, en ayant été confronté à la même situation, la considère comme quelque chose de familier et susceptible de se produire à nouveau. 

La surprise favorise la plasticité cérébrale
Si le programme d'un enfant change, il va se retrouver alors face à une information nouvelle. Et cela va attirer son attention. Ainsi, son cerveau va recevoir un signal d'erreur et va être motivé pour trouver une solution. Les choses nouvelles favorisent donc les apprentissages. Le fait de tester, manipuler, se tromper, recommencer, etc... va permettre à l'enfant de progresser. 
Vers 4 ans, le cerveau commence à élaguer les réseaux de neurones qui ne lui sont pas utiles. Ce processus se nomme l'élagage synaptique. L'enfant perd des connexions pour ne garder que les plus importantes. C'est bien pour cela qu'il n'y a pas 2 cerveaux pareils !

Pour en savoir plus : (Source : Les fonctions cognitives chez l?enfant )
March 6th, 2019 Sophie Denoyer
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Le sommeil du bébé

Entre la naissance et l'âge de 3 ans, la structure du sommeil de l'enfant évolue. 

A la naissance : des cycles courts 
A la naissance, le bébé dort beaucoup, aux alentours de 16 heures par jour. Ses cycles de sommeil durent de 50 à 60 minutes alors qu'ils sont de 90 minutes chez l'adulte. Entre deux cycles de sommeil, le nourrisson peut se réveiller et pleurer quelques instants.
Un cycle de sommeil chez un nourrisson comprend une première phase de sommeil agité (de 25 à 40 minutes) suivie d'une seconde phase de sommeil calme (environ 20 minutes).
L'enfant a besoin du sommeil agité puisque ce dernier est très important pour la maturation du système nerveux central. En ce qui concerne le sommeil calme, il a un impact sur l'homéostasie du sommeil et joue un rôle important dans la création des hormones, notamment des hormones de croissance, et sert à la restructuration physique.

A partir de 2 mois : des cycles plus longs 
A partir de 2 mois, les cycles de sommeil vont se rallonger pour durer environ 70 minutes.
Vers 3 mois, le sommeil agité va se transformer en sommeil paradoxal
 et le sommeil calme en sommeil lent. Le sommeil lent va prendre une place de plus en plus importante.
A 6 mois, le sommeil paradoxal ne représenterait plus que 35% du sommeil.
A 9 mois, le sommeil paradoxal va carrément disparaître du sommeil de jour.
D'après le Dr Vecchierini, médecin au centre du Sommeil de l'Hôtel Dieu à Paris, le sommeil de sieste joue un rôle dans la mémorisation des acquis, du vocabulaire et du langage.
Aux alentours de 2/3 mois, l'horloge biologique devient plus mature. Le temps de sommeil global du bébé va diminuer : le sommeil de jour va se raccourcir, et le sommeil nocturne s'allonger. Selon le Dr Vecchierini les périodes de sommeil continu sans éveil s'allongent la nuit, notamment autour de l'âge de 12 mois

Après 12 mois : davantage de sommeil lent nocturne
L'évolution du sommeil de l'enfant va se poursuivre. Il y aura davantage de sommeil nocturne et de moins en moins de sommeil en journée, jusqu'à arriver à une sieste unique l'après-midi aux alentours de 2 ans.

Le sommeil de l'enfant va ressembler de plus en plus à celui de l'adulte, pour s'en approcher véritablement dans sa structure vers l'âge de 5 ans. 

Pour en savoir plus : (Source : Le sommeil du bébé )
March 6th, 2019 Sophie Denoyer
Psychologie en ligne - Enfant