La phobie scolaire - fonctionnement et conseils


La phobie comme bouclier contre l'angoisse
Il y a une peur, une crainte peu contrôlable qui provoque une réaction d'angoisse intense. Cette peur apparaît pour le sujet comme déraisonnable ou sans justifications, et échappant au contrôle de sa volonté et de la raison.

La peur, la crainte va ainsi être projetée sur l'extérieur.

Cette peur induit, comme n'importe quelle menace, des réactions, dont une est la fuite, qui dans le cas de la phobie est un évitement.
On ne peut donc parler de caprice ou d'un manque d'envie mais plutôt d'une absence de choix, d'une obligation d'éviter les situations et lieux générant une angoisse intense.

Que faire ? 
Des solutions existent au niveau thérapeutique, il ne faut pas cependant céder à la précipitation :
- avant de parler de décrochage, s'entretenir avec le corps enseignant,
- si le dialogue s'enlise avec les enseignants, s'entretenir avec le principal, le proviseur et/ou le psy scolaire ou CPE,
- ne pas nier ces absences réelles, les justifier trop hâtivement ou accabler l'enfant même si ses explications seront toujours floues.
- l'autorité, la menace de sanctions, la promesse de récompenses sont inopérantes chez le jeune phobique car il sait ce qu'il ressent mais ne peut l'expliquer.
- consulter le médecin généraliste et demander les coordonnées d'un psy ou pédopsy ; expliquer cette démarche à l'enfant en le rassurant,
- se renseigner auprès de certaines associations spécialisées sérieuses,
- ne pas se surinformer et stresser en multipliant les recherches sur le net,
- encouragez et favorisez les contacts et liens avec les amis de l'enfant, il a quitté provisoirement l'établissement pas ses copains !

Trouver une zone tampon où l'enfant n'est pas entièrement déscolarisé et privé de contacts. 
« Perdre » une année n'est ni inéluctable ni rédhibitoire, d'autant plus, si elle peut éviter une dérive vers un panorama anxieux installé pouvant revenir et évoluer.